Convention de partenariat avec les départements d’Auvergne – Rhône-Alpes (bénéficiaires du RSA)

Explication de vote de Muriel Burgaz – 17 novembre 2016

Rapport n° 1163

Muriel Burgaz est intervenue  en Assemblée plénière du Conseil régional Auvergne – Rhône-Alpes pour expliquer la position du FN en matière de travail et d’assistanat :

Monsieur le Président, chers collègues,

C’est bien gentil et tout à fait louable de distribuer des subventions à tous ceux qui sont laissés pour compte dans notre système économique.

Mais on a toujours un peu de mal à devoir gérer cette incohérence politique qui est de chercher à guérir au lieu de prévenir.

1/Quelles politiques nous ont conduits depuis des années à des destructions massives d’emplois ? Quelles politiques nous ont conduits à avoir aujourd’hui + de 2 millions et demi de foyers au RSA ? (+ de 70% d’augmentation de bénéficiaires du RSA depuis sa création en 2009 !).

N’est-ce par contradictoire de mener d’un côté des politiques d’abandon de notre industrie, de nos PME/PMI et de l’autre de chercher à réparer les conséquences ?

Et n’est-ce pas un mensonge de continuer à faire croire et promettre que les choses vont changer, alors que l’on est dépendant d’un des principaux boulets pour l’emploi qu’est l’Union européenne ?

Donc oui bien sûr à des subventions et une politique généreuses en matière de Formation et de réintégration sociale mais avec du bon sens et de l’efficacité !

2/ et le bon sens, c’est aussi d’oser rappeler que la 1ère des logiques économiques est de réserver notre politique d’aides sociales et de solidarité en priorité aux français. Pas par manque de générosité mais  simplement parce que nos fonds sont épuisés.

Et quand on sait que les personnes issues de l’immigration constituent en majorité le public des bénéficiaires du RSA !

On est vraiment dans un cercle vicieux, un puits sans fond, qui n’est économiquement plus viable.

3/ Autre réflexion et non des moindres. A-t-on mesuré les conséquences de cumuler autant d’aides sociales ? des cumuls qui dépassent parfois de véritables revenus.

N’arrive-t-on pas finalement à créer une société qui met en place un système d’avantages plus intéressant sans travailler qu’en travaillant ?

Et on prend le risque de dégouter encore plus tous ceux qui ne supportent plus, à juste titre, de devoir travailler, pour gagner parfois moins, que ceux qui vivent des aides sociales.

4/Dernier point, avec cette Convention, vous parlez d’expérimentation,

Comment la Région compte-t-elle faire un bilan sur l’efficacité de ces subventions ? Comment savoir si ces formations mènent effectivement à l’emploi ?

La Région a-t-elle une réelle visibilité sur ce que deviennent les stagiaires après leur formation ?

En conclusion,

Depuis que je suis élue, je vois passer ces millions qu’il semble toujours juste, généreux et humain de distribuer mais que sincèrement nous votons à contre-cœur car, en fait, ils ne font que palier les mauvaises politiques que nous combattons en permanence  au niveau national et européen.

Et c’est un peu facile aujourd’hui de demander à la politique de Formation et aux institutions locales de régler les problèmes et de payer les pots cassés.

Malgré nos réserves et nos interrogations, nous voterons favorablement ce rapport.

Les commentaires sont fermés.